L’intéressement est un dispositif d’épargne salariale qui permet aux salariés de recevoir une prime liée aux résultats ou aux performances de leur entreprise. Son objectif est d’associer les salariés aux résultats de l’entreprise. Lorsqu’un accord d’intéressement existe, tous les salariés sont concernés, même si le montant reçu peut varier selon les règles prévues par l’accord.
Une prime dont le montant dépend de l’entreprise
Le montant de l’intéressement n’est pas fixé à l’avance. Il dépend d’une formule définie dans l’accord mis en place au sein de l’entreprise et des résultats obtenus. La prime peut être répartie de manière identique entre les salariés, proportionnellement au salaire ou au temps de présence, ou en combinant plusieurs de ces critères. Elle ne peut toutefois pas remplacer un élément habituel de rémunération.
Recevoir sa prime ou choisir de l’épargner
Lorsque le salarié est informé du montant de son intéressement, il dispose de 15 jours pour demander son versement immédiat. Dans ce cas, la somme perçue est soumise à l’impôt sur le revenu.
S’il ne demande pas à recevoir directement la prime, celle-ci est automatiquement placée sur un plan d’épargne salariale, généralement pour une durée de cinq ans. Le salarié peut aussi, selon les dispositifs proposés par son entreprise, placer tout ou partie de cette somme sur un PEE, un PEI, un PERE-CO ou encore un compte épargne-temps.
Comprendre la différence côté fiscalité
Le choix entre percevoir immédiatement la prime et l’épargner a notamment des conséquences fiscales. Les sommes d’intéressement sont exonérées de cotisations salariales, à l’exception de la CSG et de la CRDS.
Lorsqu’elles sont perçues directement, elles sont soumises à l’impôt sur le revenu. Lorsqu’elles sont placées sur un plan d’épargne salariale, elles peuvent en revanche bénéficier d’une exonération d’impôt sur le revenu dans les limites prévues par la réglementation.
L’intéressement offre donc au salarié deux possibilités principales : disposer immédiatement de sa prime ou la laisser travailler dans le cadre de l’épargne salariale. L’essentiel est de bien regarder le délai de 15 jours et de comprendre les conséquences de son choix sur la disponibilité de l’argent et sa fiscalité. |